Le
cabanon se prête à une telle volonté de
"simplicité volontaire". Il permet une réelle
osmose avec la nature.
Notre
société de consommation n'est plus à un paradoxe près. Alors que de
nombreuses personnes et familles n'ont pour tout refuge que de modestes
abris plus ou moins délabrés et sont en droit d'espérer un logement
plus décent, certains néoconvertis au retour à une vie proche de la
nature optent pour un habitat plus réduit, propice à l'évasion
volontaire (souvent momentanée) vers un style de vie plus simple.
Le
cabanon se prête à une telle volonté de "simplicité volontaire". Il
permet une réelle osmose avec la nature. Il peut être construit (le
plus souvent autoconstruit) avec des matériaux écologiques, notamment
le bois. Chacun peut y donner libre cours à son "imagination poétique"
pour l'aménagement intérieur...
Architecte d'intérieur, Christian La
Grange a ainsi réalisé de nombreux plans de cabanons en France et en
Belgique. Il a résumé son expérience dans l'ouvrage Cabanons à vivre (Terre Vivante, 2004, 144 pages). Ce livre s'adresse à «tous ceux qui, un jour, ont rêvé de s’échapper dans la nature pour y vivre un moment loin de tout».
L'auteur précise bien : un «cabanon», et non une cabane, autrement dit une vraie petite maison, «assez grande pour y passer d’agréables vacances, y loger des invités, s’isoler un moment».
«Ce livre, commente l'éditeur, est
un savant mélange de rêveries, d’écologie et de conseils pratiques
autour de cabanons à vivre. En effet, au-delà des considérations
pratiques, il transmet aussi "un esprit cabane", approche naturaliste,
intimiste et sauvage. Il parle de nature, de campagne, d’écologie,
d’animaux et de plantes qui gravitent autour du cabanon, de recettes
naturelles, de moments de bonheur. Mais aussi et surtout, d’une autre
façon de vivre… en toute simplicité.»
Sur son site Internet,
Christian La Grange propose des croquis-plans de cabanons à ossature
bois. Du Nid d'Amour (10 m²) au Gîte de week-end (24,60 m²), diverses
formules sont possibles, y compris le sur-mesure si l'on ne trouve pas
déjà son bonheur dans les plans proposés. Il est bon de savoir que
l'architecte n'assure pas le suivi du chantier, mais qu'il peut
conseiller et répondre aux questions des autoconstructeurs, «dans la mesure de ses moyens».
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