"Imagine" : par ce nom qu'il a donné à sa société, Jean-François Suzzarini a résumé toute sa philosophie de maître d'oeuvre bâtisseur.
Dans
le secteur de l'habitat comme vraisemblablement dans de nombreux autres
domaines d'activité, l'habitude – plus ou moins inspirée par la
tradition, les savoir-faire ancestraux ou les seuls facteurs
économiques – n'est pas toujours bonne conseillère. L'urgence de
prendre désormais en considération les impératifs d'un développement
qualifié de "durable" ou "soutenable" contraint à faire effectivement
preuve d'imagination pour inventer de nouvelles techniques, voire de
nouveaux matériaux de construction, en s'inspirant au besoin d'autres
expériences intra- ou extra-muros.
Fort
de cette conviction et pour dynamiser sa propre entreprise installée à
Annecy, Jean-François Suzzarini s'est inspiré de ce que l'industrie de
la construction en Suisse, en Allemagne et en Autriche, a inventé de
meilleur - le label suisse Minergie et le label allemand-autrichien
Passivhaus - pour créer des maisons à très basse consommation
d’énergie. Le premier de ces labels exige des consommations d’énergie
inférieures à 42Kwh/m²/an et le second en exige 15 au maximum (en
France, pour les bâtiments construits avant 1975, cette valeur est de
328kwh/m²/an et entre 80 et 100 pour les bâtiments neufs construits
aujourd'hui).
Les maisons Imagine « sont conçues et construites
sur mesure en utilisant la technologie au service du contenu
architectural avec la volonté de tirer le meilleur des préceptes de
développement durable, de bio-construction et d'autonomie énergétique ».
Dans
certains cas, elles sont construites par des entreprises allemandes
et/ou suisses qui sont largement en pointe dans ce domaine.
Préfabriquées en usine, elles sont montées et finies en quelques mois.
Les
techniques et matériaux systématiquement proposés pour leur mise en
oeuvre sont choisis en fonction de la durabilité du produit fini, du
plus faible impact possible sur l'environnement et d'un recours optimal
aux énergies renouvelables : structure en bois, isolation en panneaux
de fibre de bois sans liants chimiques, lasures sans solvants, doublage
de cloisons en panneaux de plâtre renforcés de fibres de cellulose,
tuiles en terre cuite, façade le plus souvent crépie sur une isolation
extérieure, puits canadien, ventilation double-flux à récupération de
chaleur, pompe à chaleur pour fournir l’énergie d’appoint, panneaux
photovoltaïques, systèmes d’eau chaude sanitaire solaire et de
récupération d’eau de pluie.
« La vraie qualité d’une maison, précise Jean-François Suzzarini, se
mesure sur le long terme : absence de vieillissement de la structure,
conservation dans le temps des prestations énergétiques, etc. Or, en
France, nous subissons la dictature du coût au m². Cela a autant de
sens que d’imaginer le prix de sa voiture au kilo. Les particuliers, me
semble-t-il, fonctionnent trop encore, à partir de leur budget, par
soustractions successives qui laissent la part belle à l’ameublement et
aux finitions, pour aboutir souvent au final à une construction de
médiocre qualité. Ce que je propose est exactement l’inverse.
Définissons d’abord l’usage et le niveau de prestation attendus, les
économies espérées à long terme, les possibilités offertes par les
différents matériaux, etc. Au final, il vaut mieux une maison
confortable, économique dans le temps, durable et belle
architecturalement, même si elle doit être un peu plus petite qu’une
maison qui ne proposera qu’une suite d’insatisfactions et de regrets,
de sa construction à son entretien. Lorsque l’efficacité est elle-même
porteuse de beauté, il n’y a pas besoin d’artifice pour plaire. » (source : Cyber-Archi)
http://www.imagine-homes.com/
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